http://fr.wikipedia.org/wiki/Schizophr%C3%A9nieSCHIZOPHRENIE Diagnostic catégoriel
Les critères diagnostiques utilisés peuvent être ceux des classifications internationales : DSM et Classification internationale des maladies CIM-10. Dans ce cas le diagnostic repose sur le recueil d'une liste de symptômes cliniques qui doivent être réunis pour qu'une personne soit « qualifiée » de schizophrène : tout dépend à la fois de la présence et de la durée de certains signes ou symptômes. Y interviennent également des éléments subjectifs dans un contexte relationnel donné, ainsi la bizarrerie « s'interprète » dans un contexte relationnel où le ressenti subjectif du clinicien intervient.
L'estimation des symptômes des schizophrénies comme des autres affections mentales est toujours à mettre en perspective avec le contexte social, familial et culturel du sujet. En effet certaines bizarreries, ou discours, peuvent par exemple connaître une variabilité sociale.
Ainsi, il est banal pour les cliniciens que des références à des phénomènes qui peuvent sembler délirants en France puissent témoigner d'une dépression pour un sujet fortement inscrit dans la culture maghrébine (du fait par exemple de l'usage de l'arabe dialectal appauvri sur le plan sémantique par rapport à la langue arabe classique au chapitre des descriptions des états d'âme, ainsi que par l'influence du Mektoub qui peut déplacer la culpabilité en dehors de la sphère individuelle).
Dans le DSM-IV, ces critères sont :
* A) Symptômes caractéristiques :
Ces symptômes peuvent être présents de façon isolée ou associée, et une évolution de plus de six mois de la symptomatologie permet de proposer un diagnostic qui nécessite par ailleurs d'éliminer une organicité.
Les troubles cognitifs sont souvent les premiers symptômes qui apparaissent chez le schizophrène. On les appelle aussi symptômes annonciateurs. Ce sont ces troubles qui entraînent les difficultés de socialisation chez une personne atteinte.
* Troubles d'attention, de concentration, manque de tolérance à l'effort : le schizophrène prend du temps à répondre aux questions, à réagir aux situations demandant une réponse rapide ; il n'est plus capable de suivre ses cours, de se concentrer sur un film.
* Troubles de mémoire : le schizophrène oublie de faire des tâches de la vie quotidienne (faire ses devoirs, aller à ses rendez-vous), a de la difficulté à raconter ce qu'il lit, à se rappeler ce que les autres disent ou à suivre une conversation. Sa mémoire autobiographique est affectée : il oublie plusieurs moments de son histoire personnelle. Sa mémoire de travail fonctionne plus difficilement : il est incapable d'effectuer plusieurs tâches en même temps en se souvenant où il est en est dans chacune d'elles.
* Troubles des fonctions exécutives : les fonctions exécutives sont essentielles à tout comportement dirigé, autonome et adapté, comme préparer un repas. Le schizophrène a de la difficulté à conceptualiser les gestes nécessaires à la réalisation d'une tâche, à anticiper les conséquences ; il manque de planification, d'organisation des séquences d'actions pour réaliser un but et manque également de flexibilité, de discernement, de vérification, d'autocritique.Alors qu'ils se présentent en premier, ces symptômes annonciateurs persisteront plus longtemps que les symptômes aigus.
Les symptômes aigus (positifs) se manifestent habituellement au début de l'âge adulte, entre 17 et 23 ans chez les hommes et entre 21 et 27 ans chez les femmes. Ils sont dits « positifs » parce qu'il s'agit de manifestations qui s'ajoutent aux fonctions mentales normales. C'est leur présence qui est anormale.
* Hallucinations : ce sont des perturbations des perceptions le plus souvent auditives (le schizophrène entend une voix qui fait des commentaires ou profère des insultes, des menaces), mais parfois aussi visuelles, olfactives ou tactiles.
* Délires : ce sont des erreurs de jugement logique. Le schizophrène s'imagine que la personne qui le regarde dans l'autobus ou qui le croise dans la rue est là pour l'espionner ; il se sent surveillé, persécuté, en danger ou croit que la télévision lui envoie des messages ; il est convaincu d'avoir le pouvoir d'influencer les événements dans le monde, qu'il est contrôlé par une force ou qu'on peut lire dans ses pensées, etc.
* Langage incohérent : le schizophrène peut dire des phrases sans suite ou incompréhensibles et inventer des mots.
* Agissements bizarres : par exemple fermer les stores de la maison par crainte d'être espionné ; collectionner des bouteilles d'eau vides etc.
Les symptômes déficitaires (négatifs) s'observent par un manque ou une absence de comportements spontanés, attendus.
* Isolement, retrait social : le schizophrène perd plaisir à ses activités de loisirs. Il délaisse ses amis, se retire dans sa chambre, devient même irritable si on tente de l'approcher. Il se coupe peu à peu de la réalité.
* Alogie ou difficulté de conversation : le schizophrène ne trouve plus ses mots, donne des réponses brèves et évasives et ne réussit plus à communiquer ses idées ou ses émotions.
* Apathie, perte d'énergie : le schizophrène passe ses journées devant la télé sans vraiment être capable de suivre ce qui s'y passe, il néglige son hygiène ou son apparence personnelle et manque de persistance ou d'intérêt pour commencer ou achever des tâches routinières (études, travail, ménage). Cette attitude donne une impression d'insouciance, de négligence, de manque de volonté et de paresse.
* Diminution de l'expression d'émotions : le visage du schizophrène devient inexpressif, ses inflexions vocales diminuent (il parle toujours sur le même ton), ses mouvements sont moins spontanés, ses gestes, moins démonstratifs.
* B) Dysfonctions sociales ou d'occupation professionnelle :
Si pendant une durée significative depuis le commencement des troubles, l'un des domaines liés aux relations sociales comme l'activité professionnelle, les relations interpersonnelles ou l'hygiène, sont nettement réduites par rapport à la situation antérieure.
* C) Durée :
Les signes continus du trouble persistent pendant au moins six mois : cette période doit inclure au moins un mois de symptômes (ou moins en cas de traitement réussi) correspondant aux critères de type A.
On peut commencer à dénombrer, par exemple, cinq sous-types de schizophrénie :
* type catatonique (avec des mouvements rares ou déréglés) ;
* type hébéphrénique ou hébéphréno-catatonique (où le repli autistique prédomine) ;
* type paranoïde (où les hallucinations et/ou le délire plus ou moins mal structuré prédominent) ;
* type dysthymique (avec troubles majeurs de l'humeur) ;
* type héboïdophrénique (pseudo psychopathique).
Angoisse
http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_d%27angoisse_________________________________________
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9personnalisation DEPERSONNALISATION Symptômes
Les individus souffrant de dépersonnalisation se sentent à la fois détachés du monde et de leur propre identité / incarnation physique. Souvent, les personnes ayant expérimenté la dépersonnalisation disent avoir l'impression que « la vie ressemble à un film, les choses paraissent irréelles, floues, sensation de vertige et de grosse fatigue ». Le sentiment d'identité de la personne se brise (d'où le nom). Une personne sujette à ce trouble peut avoir l'impression que la vie est un rêve ou une sorte d'illusion.
Certains sujets disent aussi avoir l'impression d'être des fantômes. M algré ses efforts, le sujet n'a pas l'impression d'interagir réellement avec le monde. Il ne semble pas capable de se considérer comme normal. Bien que le sujet lutte pour tenter de ressentir les choses normalement, une part de lui-même semble le pousser à abandonner la lutte. Pour lui, la tonalité familière de la réalité n'est plus, il est en proie a un « sentiment d'inquiétante étrangeté », lui donnant l'impression de vivre dans un monde absurde sans avoir la capacité d'être de nouveau acteur de la vie et d'en approuver intellectuellement la justesse fondamentale.
Le sujet devient un observateur des choses, et principalement de ses propres mécanismes de pensée :
il s'auto-observe sans cesse, cherchant a retrouver le sens et l'ordre des choses, pour unifier sa vision de la réalité et être de nouveau un acteur.
En ce sens, on peut considérer que le symptôme de dépersonnalisation provoque un recul et une profondeur soudaine face aux choses, mêmes les plus banales.
La dépersonnalisation est caractérisée par une très grande lucidité de son état : le sujet a une conscience aiguisée des troubles qui l'accablent, mais avec le sentiment d'y être démuni, que ce sentiment de désordre qui l'affecte est le plus fort, le faisant sombrer dans la dysphorie.
Un individu souffrant de dépersonnalisation est particulièrement sujet au suicide. Il peut en effet entreprendre une démarche suicidaire de manière calme et détachée.
Pour résumer, la dépersonnalisation est donc une altération de la perception (ou expérience) de soi, telle que le sujet se sent irréel. La personne se sent détachée de la réalité et de son propre corps / processus mental. À son apogée le sujet peut expérimenter une impression de déformation de son image corporelle, de la même manière qu'il a le sentiment d'être dissocié de son égo, car ruminant obsessionnelement une éternelle quête de l'absolu, son corps lui apparait comme un vêtement dont il serait dépossédé. L'intellect sait qu'il s'agit de lui, de son corps, mais il manque la prise de conscience plus vaste pour réintégrer cette donnée dans un système cohérent qui lui ferait adhérer de nouveau à sa réalité : le sujet n'a plus la conscience de la place qu'il occupe, obnubilé qu'il est par des questionnements métaphysique irésolus, il se sent en dysharmonie et ne consent plus à jouer le rôle qui est le sien, car n'en percevant plus le sens.On notera fréquemment chez le sujet des dérivés d'une peur primaire, celle d'être fou, de perdre le contrôle de soi, d'avoir des idées a caractère sale, ou encore une sourde angoisse d'anéantissement, comme s'il lui fallait éprouver la solidité de la réalité à tout instant, pour s'assurer que celle ci ne se dérobera pas sous ses pieds.
Pour décrire au mieux la manifestation physique de cette sensation, on peut aussi la comparer à un effet cinématographique courant : Le travelling compensé. Avec cette technique, le sujet de l'image reste fixe pendant que le fond du décor semble poussé vers l'arrière. Cet effet donne une sensation de vertige ou de détachement. Les personnes sujettes à la dépersonnalisation peuvent ainsi ressentir cet effet de manière cyclique dans les deux sens et plus ou moins rapidement.
Psychose >
http://fr.wikipedia.org/wiki/PsychoseGaëtan Gatian de Clérambault qui en présenta une analyse (Les psychoses passionnelles) en 1921.
" la réalité aller se liquéfier, j'allais me liquéfier avec elle, il n'y aurait plus de matiere, juste des grains flottant, des grains dont je faisais partie. "
Qu'est ce que le
Travelling compensé : effet cinématographique
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CRISE DE PANIQUEhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_d%27angoissel s'agit d'une période bien délimitée dans le temps, avec crainte ou malaise intense, dans laquelle au minimum 4 des symptômes suivants sont survenus de façon brutale et ont atteint leur acmé en moins de 10 minutes :
* prurit : ça gratte
* palpitations, ou battements de c½ur, ou accélération du rythme cardiaque.
* transpiration.
* tremblements ou secousses musculaires.
* sensations de "souffle coupé" ou impression d'étouffement.
* sensation d'étranglement.
* douleur ou gêne thoracique.
* nausée ou gêne abdominale.
* respiration inadaptée, abdomen contracté, gonflé.
* sensation de vertige, d'instabilité, de tête vide ou impression d'évanouissement.
* déréalisation (sentiment d'irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi).
* peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou.
* paresthésies (sensations d'engourdissement ou de picotements)
* frissons ou bouffées de chaleur.
* peur d'être soudain pris par une maladie
* trouble de la mémoire
* mal de tête
Autres appellations :
* attaque de panique ;
* crise d'angoisse ;
* épisode de mort iminente
Paranoîa >
http://fr.wikipedia.org/wiki/Parano%C3%AFa